Regarder l’écran

Dans ces tapisseries, je m’approche de l’écran jusqu’à en éprouver les limites. À cette distance, l’image se défait : apparaissent les altérations propres au dispositif — moirés, franges colorées, dérives optiques. La prise de vue en macro révèle alors la trame de l’écran ; la matrice de pixels, habituellement invisible, se donne à voir.

Tapisseries 24/24 cm

a suivre …

Vidéosurveillance, Nantes

Le temps, est au centre de mon travail, après les images de télévision, les webcams personnelles, je continue mon travail de tapisseries contemporaines à travers les images éphémères avec les images générée par les caméras de surveillance de la ville de Nantes via le site d‘infocirculation.fr

Réalisation d’un mur de « contrôle » de 30 pièces

Avoir accès à ces images, c’est figer l’instant, une voiture, un piéton, une affiche lumineuse… c’est regarder ses images en tant qu’image de la ville.

Les images de nuits ont un mystère. Les images sont plus altérées par la lumière. Les quartiers sont méconnaissables. Les éclairage des voitures se confondent avec les lampadaires. La pluie cache le paysage. Les éclairages deviennent des traces lumineuses.

Je prélève la ville à partir de ces images non voulues, ces vidéos n’étant là que dans un but utilitaire. Les images que je sélectionne ne surveillent plus rien. Je fait des photos d’écrans, et le passage à la tapisserie permet d’ennoblir ces images qui n’ont pas vocation d’être regardées. Regarder autrement, y voir un témoignage du temps.

Vidéo

TéléNantes dans le cadre d’une présentation lors de la Digital Week. Interview à partir de la 45″

Moi et ma webcam

A travers des capture d’écran issue de chaines YouTube. Je réalise une collection de petites tapisseries, des mini-portraits en petits formats 12/12cm.

Un de ces petits portrait à été présenté et acquise par le Musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine d’Angers à l’issue du concours de mini-textiles « too web or not to web ».

Zapping tapisserie

La télévision omniprésente dans la vie actuelle reste une activité passive. La regarder avec un peu de recul, photographier l’écran, capturer une image appartenant en propre à l’univers télévisuel : les logos, les transparences, les transitions, les collages… c’est regarder différemment des images triviales. Cette série de tapisseries contribue à regarder le télévision dans ce quelle à de plus triviale.

Il serait présomptueux de prétendre qu’une telle expérience puisse changer véritablement notre façon de consommer la «télé», mais essayer de modifier ne serait ce que le regard que l’on porte sur le médium c’est déjà reconquérir notre part de cerveau disponible.Changer cette image de médium, c’est l’ennoblir, obliger le spectateur à la considérer comme une image en propre déconnectée de sa fonction initiale. Utiliser une technique ancestrale, la rattacher à l’histoire de l’image.

Une stase de l’image vidéo, retraduite dans un langage ancien. Une sorte de ready-made, une image déjà faite, ennoblie par la tapisserie, luxueuse disproportion entre la technique numérique et la qualité du matériau. Passer de l’écran à la matière.