Vidéos

17 – vidéo de TéléNantes dans le cadre d’une présentation lors de la Digital Week. Interview à partir de la 45″

12- Vidéo réalisée à l’occasion de l’exposition de janvier 2012 à partir de l’interview de Capucine Frey (France Bleue Loire Océan) du 5 avril 2011.

La télé Transcription textuelle de la vidéo

comme point de départ la tapisserie comme point d’arrivée, Cécile Thomas, c’est une mère, une directrice d’association, une artiste et une fanatique de télé. Elle en capture les images pour réaliser des canevas. Elle a brodé sa vie au point de croix au micro de Capucine Frey.

« Je regarde la télé, je suis un peu une télévore, parce que cet objet me fascine, la plupart du temps, je la regarde en muet, ou en faisant autre chose. La regarder en muet en faisant du zapping, est une de mes occupations favorites, depuis très longtemps. »

« La télé n’est pas pour moi complètement différente que d’aller au musée ou d’aller au bord de la mer voir un beau paysage, c’est une boite à image »

« J’essaye de trouver des images dans le flux d’une télé allumée quasi en permanence chez les gens, des images que l’on ne voit pas, ou que l’on ne voit plus. Et cette image je vais vivre avec pendant longtemps, plusieurs mois, par une pratique autour du canevas. Je transpose l’image numérique pixellisé en points de canevas, c’est laborieux, c’est long, dans une soirée en trois heures je vais faire deux centimètres carrés, mais en même temps j’assouvis ma passion de la télé en même temps, car la plupart du temps je vais faire du canevas en la regardant. J’ai l’impression de faire quelque chose. Il y avait ma grand-mère qui me disait « une femme n’a pas le doit d’avoir ses mains inactives » il y a un peu de cela aussi, on peut parler d’une l’aliénation de la femme qui s’aliène elle même, mais pendant ce temps là je ne fait pas de ménage, pas de la cuisine…»

« La tapisserie de Bayeux, oui, Pénélope, oui, Pénélope défaisait, moi je défait beaucoup, quand je me trompe, je m’oblige à défaire, alors qu’objectivement, on ne le voit pas. Il y a une obligation de défaire le point qui est un millimètre à coté. »

« Je suis à l’inverse d’un zapping permanent, j’essaye de retenir le temps, je fige »

« En ce moment je travaille sur une image d’une trivialité fabuleuse. Ce devait être dans une émission comme il y en a beaucoup sur des choses que l’on ne peut pas monter à la télé, donc tout est flouté, tout est décadré, alors qu’est ce que l’on regarde. Si en plus on enlève le son, on entre dans un autre monde, ces images peuvent devenir hallucinantes. »